« En cette période où l’inaliénabilité des œuvres conservées dans les collections publiques est menacée, il peut être utile de rappeler, avec l’aide des travaux de M. Bernard Morel, la vente lamentable des Diamants de la Couronne organisée par l’Etat en 1887. Elle amputa vertigineusement le patrimoine national.
Du 12 au 23 mai 1887, dans la salle des États du Louvre, se déroula l’une des plus grandes catastrophes patrimoniales de l’histoire de France. Pendant neuf vacations, sous les coups de marteau d’un commissaire-priseur, 77 486 pierres et perles accumulées depuis François Ier furent dispersées aux quatre vents. Trois siècles et demi de splendeur, bradés pour quelques millions de francs-or. Une collection inaliénable depuis 1530, dilapidée en onze jours par haine de la monarchie.








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