Il fut un temps où les Grammy Awards représentaient quelque chose. Un sacre. Une reconnaissance. Le moment où l’industrie musicale s’arrêtait pour honorer ceux qui avaient touché nos âmes, fait vibrer nos corps, accompagné nos joies et nos peines. La musique, cet art universel capable de transcender les frontières, les langues, les croyances.
Ce temps semble révolu.
Les Grammys 2026, diffusés le 2 février depuis la Crypto.com Arena de Los Angeles, auraient dû être une célébration. Ils furent un naufrage. Un spectacle où la musique n’était plus qu’un prétexte, noyée sous les déclarations politiques, les provocations vestimentaires et l’étalage d’un orgueil devenu pathologique.
Cet article n’est pas une attaque. C’est un constat. Une autopsie. Celle d’une institution qui, en voulant tout dire, n’a plus rien à dire. Et qui, en péchant par orgueil — le péché originel par excellence — a commis l’irréparable : trahir la musique elle-même.
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