Le ciel d’Athènes, d’habitude d’un bleu azur implacable, était devenu une chape ocre et étouffante. Des cendres fines, résidu des vies et des forêts calcinées, recouvraient les balcons comme une première neige sinistre. À quelques dizaines de kilomètres de la capitale, dans les régions d’Attique, d’Eubée et du Péloponnèse, un enfer se déchaînait.
L’été 2018 restera dans les mémoires comme celui où la Grèce a brûlé avec une violence inouïe, confrontant le pays à une tragédie à multiples facettes : humaine, écologique, patrimoniale et économique. Ce récit n’est pas celui d’une observatrice sur place, mais celui d’une personne unie par la sidération et le chagrin, compulsant les nouvelles, cherchant désespérément comment aider à distance, et souhaitant relayer avec rigueur l’ampleur du désastre et les moyens concrets d’y répondre. C’est une chronique de la solidarité face au chaos.
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