
Mes condoléances à tous ceux qui en ont assez et qui doivent abandonner maintenant. Abandonner n’était pas vraiment dans vos gènes mais vous n’aviez plus le choix. Laisser aller… délier… détacher ce qui a été attaché avec des larmes, des sacrifices et de la douleur pendant si longtemps.
Vous pouvez respirer maintenant. Vous ne vous noyez plus.
Il existe une sagesse ancienne dans l’art du renoncement. Les stoïciens l’appelaient « amor fati » — l’amour du destin. Les bouddhistes parlent de détachement. Ce n’est pas de la faiblesse. C’est reconnaître que certaines batailles ne sont pas les nôtres. Que certaines cordes, trop tendues, doivent être coupées pour ne pas nous étrangler.
Mes condoléances à tous ceux qui aiment sans réciprocité. Je veux que vous sachiez que vous êtes si courageux-euses de donner tout votre amour à quelqu’un qui n’envisage pas de regarder tous les couchers de soleil avec vous. Pour quelqu’un qui n’a pas été créé, ce n’est pas destiné à votre amour. Pour quelqu’un dont le cœur n’a pas été conçu pour s’adapter au vôtre.
Il est temps d’abandonner maintenant. Parfois, il y a des personnes que nous aimons qui ne sont pas faites pour être avec nous et ce n’est pas parce que cette personne ne vous aime pas que cela ne signifie que vous n’obtiendrez jamais l’amour que vous méritez à l’avenir. Vous l’aurez… un jour. Je vous promets.
Aimer sans retour est peut-être la forme la plus pure de l’amour. Celle qui ne demande rien. Celle qui donne sans calculer. Rûmi écrivait : « L’amour est le pont entre toi et tout. » Même quand ce pont mène nulle part, il reste un témoignage de votre capacité infinie à donner. Cette capacité ne sera jamais perdue. Elle trouvera un jour le cœur qui saura l’accueillir.

Mes condoléances-Laisse le partir.
Mes condoléances à toutes les personnes qui souffrent de stress et de nuits blanches parce qu’elles ne sont plus satisfaites de leur travail. Qui vont travailler juste parce qu’ils doivent le faire. Non pas par choix, mais parce qu’ils doivent payer leurs factures tous les mois, et qu’ils ont leurs famille ou leurs parents à charge et doivent subvenir à leurs besoins et survivre au quotidien.

Mes condoléances-Aimons la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
Je tiens à vous féliciter pour votre désintéressement. Pour vouloir faire passer les besoins des autres avant les vôtres. Restez motivé-es même si c’est difficile. Beaucoup de gens dépendent de vous. Vous êtes un héros du quotidien d’être aussi altruiste.

Mes condoléances- Sois ta priorité.
Albert Camus disait : « Il faut imaginer Sisyphe heureux. » Vous êtes ces Sisyphe modernes. Chaque matin, vous poussez votre rocher. Non pas pour vous, mais pour ceux que vous aimez. Ce sacrifice quotidien, invisible aux yeux du monde, est une forme d’héroïsme que peu reconnaissent. Mais je vous vois. Je vous honore.
Mes condoléances aux personnes qui prétendent être heureuses, alors qu’au fond de leurs cœurs ils se remettent de quelque chose qu’elles ont toujours désiré avoir, ressentir, voir. Ils ont continué à partager le bonheur et les bonnes vibrations à toutes les personnes autour d’elles même si, à la fin de la journée, ils rampent tous vers leur lit en pleurant et en se sentant vides et seul-es.

Mes condoléances-tout est éphémère
Merci d’être la lumière malgré les douleurs que vous ressentez à l’intérieur, malgré la dépression que vous avez. Vous l’ignorez toujours pour vivre jour après jour. Merci parce que peu importe la difficulté, vous choisissez toujours de sourire et de rire tous les jours.
Dans la tradition japonaise du Kintsugi, on répare les céramiques brisées avec de l’or. Les fissures deviennent beauté. Vous êtes ces vases dorés. Vos blessures, loin de vous diminuer, témoignent de votre résilience. Continuer à éclairer les autres quand on porte l’obscurité en soi — c’est cela, la vraie force d’âme.
Mes condoléances à tous ceux qui ont besoin de mourir un peu de leur vie juste pour être en vie.
Merci d’être résistant-es et fort-es. Parfois, nous devons mourir ou faire des sacrifices simplement pour continuer à vivre notre vie, car nous savons que tout ira bien un jour.
Les mystiques de toutes traditions parlent de cette mort avant la mort. Cette transformation nécessaire. Le grain de blé qui doit mourir pour porter du fruit. Vous n’êtes pas en train de mourir. Vous êtes en train de muer. De devenir. De renaître.

Mes condoléances- Ne crois pas tout ce que tu penses.
En Conclusion- Pensées d’Angénic
Ces condoléances ne sont pas des adieux. Ce sont des reconnaissances.
Reconnaissance de vos combats invisibles. De vos nuits blanches. De vos sourires qui cachent des océans. De vos abandons qui sont en réalité des victoires sur vous-mêmes.
La société célèbre les vainqueurs bruyants. Moi, je célèbre les perdants silencieux. Ceux qui lâchent prise non par faiblesse, mais par sagesse. Ceux qui aiment sans retour, travaillent sans joie, sourient sans raison.
Vous méritez d’être vus. D’être honorés. D’être portés à votre tour.
Et si personne ne vous l’a dit aujourd’hui : vous avez le droit de respirer. Vous avez le droit de vous choisir. Vous avez le droit d’exister.
Un jour, tout ira bien. Je vous le promets aussi.
Namaste
Angie
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