
Il est des voyages qui bouleversent plus que d’autres. Ce n’était pas un séjour prévu pour le farniente ou les couchers de soleil idylliques sur la mer Égée. Cette fois, mon billet d’avion pour Athènes avait un goût d’urgence et de cendre. La Grèce, ce pays que j’aime pour ses îles parfumées au thym et ses ruelles blanchies à la chaux, brûlait sous mes yeux.
Depuis plusieurs jours, les images des feux dévastateurs circulaient partout : sur les réseaux sociaux, dans les journaux, dans les bulletins télévisés. Des hectares entiers de forêts disparaissaient, des villages étaient évacués, des animaux errants cherchaient un abri, et des familles perdaient tout en quelques minutes.
Je fais partie de celles et ceux qui croient que la solidarité n’est pas une option, mais une responsabilité. Alors, fidèle à mes valeurs, je me suis engagée à rejoindre des volontaires pour aider sur place.
La Grèce brûle. Alors fidèles à nos valeurs Résous-Moi Je Suis Le Lien Que Je Tisse nous nous y rendons lundi pour aider la Croix-Rouge grecque en apportant de l’eau, de la nourriture, du nettoyage et en prenant soin des animaux avant de nous rendre en Céphalonie.
Invités par des guides locaux, nous visiterons bien sûr, mais nous parlerons aussi de Covid-19, des effets destructeurs du tourisme et des moyens de prévenir les pertes du mieux possible.
Jour 1 : Arrivée à Athènes et première immersion
Le lundi matin, nous avons quitté la France avec l’objectif clair : apporter de l’eau potable, de la nourriture, aider au nettoyage des zones sinistrées et prendre soin des animaux blessés ou abandonnés.
Notre premier arrêt fut l’Ellyz Athens Flower Café, un lieu incroyablement fleuri et apaisant situé au cœur de Monastiraki, Agios Filippos 11. Un petit déjeuner vegan, coloré et nourrissant, pour prendre des forces avant de rejoindre la Croix-Rouge Hellénique.
L’ambiance dans la capitale était étrange : une partie de la ville continuait de vivre normalement, les touristes flânaient, les terrasses étaient pleines… Mais dans les rues, on croisait aussi des visages fatigués, des volontaires en uniforme, et une odeur de fumée persistante.

Dans l’hélicoptère pour Evia
Quelques heures plus tard, nous embarquions dans un hélicoptère avec d’autres bénévoles. Notre mission : rejoindre l’île d’Eubée (Evia), l’une des zones les plus touchées, pour nourrir les pompiers, professionnels et volontaires, qui se battaient jour et nuit contre les flammes.
Vu du ciel, la catastrophe était d’une ampleur indescriptible. Les collines noircies s’étendaient à perte de vue, parsemées de foyers encore actifs. Même à Pefkofyto, où le feu avait été contenu après neuf jours, un orage avait relancé deux nouveaux départs d’incendie.

L’impact humain : des drames et des survivances
Les incendies en Grèce ne sont pas seulement une affaire de nature détruite : ce sont des vies entières qui basculent. Selon les autorités, près de 88 personnes ont péri dans les flammes, 187 ont été blessées et des dizaines sont toujours portées disparues.
Des familles entières ont été surprises par la rapidité du feu, poussées par des vents violents. Certaines ont tenté de fuir par la mer, nageant parfois plus de quatre heures pour atteindre un rivage sûr.
Plus de 1000 maisons ont été réduites en cendres. Les pertes matérielles sont immenses, mais les cicatrices psychologiques resteront plus profondes encore.
Cœur brisé de voir la Grèce en cet état.
L’aide internationale a enfin commencé à arriver en Grèce pour aider à lutter contre les terribles incendies de forêt qui ravagent le pays et font des milliers de sans-abri. L’aide de la France, de la Suède, de Chypre, de la Suisse et de la Roumanie intervient après que la Grèce a activé le mécanisme européen de protection civile il y a quelques jours, et a également demandé l’aide de la Russie et d’Israël.
Afidnes, au nord d’Athènes
Un pilote de Canadair effectue une manœuvre pour éteindre un incendie en Grèce par AmazingYetusMan.

C’est une tragédie incommensurable qui fait rage.
C’est ce qui s’est passé les jours précédents dans certaines régions d’Attikis en Grèce. Près de 88 personnes ont perdu la vie alors qu’elles tentaient de se sauver, de sauver leurs enfants, leurs proches et leurs voisins. Il y a près de 187 blessés et beaucoup de personnes sont portées disparues. Des familles ont été perdues alors qu’elles tentaient de fuir les flammes. Beaucoup d’entre elles ont sauté dans la mer et ont réussi à s’en sortir, mais d’autres n’ont pas réussi.
Plus de 1000 maisons ont brûlé. Les gens ont été obligés de nager pendant plus de 4 heures pour survivre. C’est un événement terrible qui s’est produit si rapidement à cause du vent. Personne ne voudrait que cela lui arrive. C’était et c’est toujours un combat pour la vie pour les gens qui vivaient et vivent là.









Photos de Marios Lolos.
Les causes : entre climat et négligence humaine
Les incendies en Grèce sont souvent déclenchés par une combinaison de facteurs :
- Changement climatique : les vagues de chaleur extrême assèchent les sols et rendent les forêts plus inflammables.
- Activités humaines : un barbecue mal maîtrisé, une cigarette jetée, ou dans certains cas, des actes criminels.
- Urbanisation non contrôlée : des constructions trop proches de zones boisées augmentent le risque.
Selon Le Monde, la Grèce connaît désormais chaque été des épisodes de chaleur dépassant les 40°C, avec des vents favorisant la propagation rapide des feux.
Il faut avoir le cœur bien accroché.
Feux de forêt en Grèce : Après une longue bataille, les pompiers maîtrisent les flammes.
ATHENES – Après 10 jours de lutte contre les incendies à travers le pays, les pompiers grecs ont réussi à en contenir certains jeudi, bien qu’un orage ait été une bénédiction mitigée : la pluie a éteint certains des feux qui couvaient, mais la foudre en a déclenché de nouveaux.
Vasilis Vathrakoyiannis, porte-parole des pompiers, a déclaré dans la matinée que la situation était bien meilleure à Evia.
Nous sommes actuellement à Evia : Valentina, Manon, Anne-Bénédicte et moi et cela fait mal au cœur de voir les conséquences des incendies criminels et de l’égoïsme des hommes. Ces pauvres animaux ![]()
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C’est fou car une partie de l’île se porte bien avec les touristes et l’autre partie essaie de guérir.




Prévenir plutôt que guérir
La prévention passe par :
- Le renforcement des systèmes d’alerte rapide.
- L’éducation des habitants et des touristes sur les risques.
- L’entretien régulier des zones boisées.
- Des programmes publics de reforestation adaptés au climat méditerranéen.
En conclusion – Pensées d’Angénic
Ce voyage en Grèce restera gravé dans ma mémoire, non pas pour ses plages ou ses monuments, mais pour les visages rencontrés. Ceux des pompiers épuisés mais déterminés, des familles qui reconstruisent malgré la douleur, des animaux qui retrouvent un peu de sécurité après avoir frôlé la mort.
La Grèce brûle, mais elle ne se résigne pas.
Chaque arbre replanté, chaque maison reconstruite, chaque animal sauvé est une victoire contre le désespoir.
Et si nous avons appris une chose, c’est que notre planète est un tissu fragile : il suffit d’une étincelle pour le déchirer, mais aussi d’un geste solidaire pour commencer à le réparer.
Merci et au revoir Athènes.
Kalimera
Kefalonia
Si vous voulez aider
Si vous le pouvez, merci de faire un don à la CROIX ROUGE HELLENIQUE avec l’indication Πυρκαγιές ou Wildfires :
IBAN: GR2602602400000300201205013
➔ Vous pouvez soutenir la reforestation dans les zones touchées en faisant un don ici.
➔ Vous pouvez également faire un don aux vétérinaires bénévoles, à ce refuge pour animaux, à celui-ci ou à celui-là qui aident les animaux errants et les animaux qui ont été touchés par le feu. Le premier refuge a été entièrement brûlé. Heureusement, les animaux sont en sécurité, mais ils ont plus que jamais besoin de notre aide.
📌 Sources :
Copyright © 2021 Angie Paris Rues Méconnues Officiel 1998- 2021. Tous droits réservés
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