Et si l’océan Arctique se retrouvait nu ? Sans sa couverture blanche. Sans cette banquise millénaire qui définit le pôle Nord depuis des temps immémoriaux.
Ce scénario qui ressemble à de la science-fiction pourrait devenir réalité. Dès 2017. Dans quelques mois à peine.
Les chiffres tombent comme des couperets. La banquise arctique fond. Elle fond vite. Elle fond trop vite. Les records de température s’enchaînent. Les scientifiques s’alarment. Les modèles climatiques sont dépassés par la réalité.
Mais une question divise. Une question qui fâche. Une question essentielle.
Cette fonte accélérée est-elle le fruit de l’activité humaine ? La fameuse révolution industrielle et ses émissions de CO2 sont-elles responsables ? Ou assistons-nous simplement à un cycle naturel que la Terre a déjà connu ?
Regardons les faits. Rien que les faits. Et tirons nos propres conclusions.
L’océan Arctique est le plus petit des cinq bassins océaniques du monde. Un ours polaire marche sur la surface gelée de l’océan Arctique. L’environnement glacial offre un habitat à une grande variété de créatures. Avec une superficie d’environ 6,1 millions de miles carrés, l’océan Arctique est environ 1,5 fois plus grand que les États-Unis.
Fonte banquise de l’Océan Arctique
De nombreux rapports ont identifié des changements environnementaux dramatiques et rapides dans l’Arctique en raison de la crise climatique. Ces problèmes sont critiques pour la nature et les habitants de l’Arctique, et auront un impact sur le monde entier à mesure que le niveau des mers continuera à augmenter.
Des chiffres alarmants
L’année 2016 a battu tous les records. La température moyenne à la surface de la Terre a dépassé de 1,1°C celle de l’ère préindustrielle. L’Arctique s’est réchauffé deux fois plus vite que le reste de la planète.
En novembre 2016, la banquise arctique affichait son niveau le plus bas jamais enregistré pour cette période. Il manquait environ 2 millions de kilomètres carrés de glace par rapport à la moyenne des années 1981-2010. C’est quatre fois la superficie de la France.
Le National Snow and Ice Data Center américain a confirmé ces données. La glace de mer arctique n’a jamais été aussi réduite depuis le début des observations satellites en 1979.
Les sédiments de l’océan Arctique sont remplis de gaz gelés appelés hydrates, et les scientifiques s’inquiètent depuis longtemps de ce qui se passera lorsque et si la crise climatique provoque leur dégel. En effet, l’un de ces gaz est le méthane, un gaz à effet de serre dont l’impact sur le réchauffement est 80 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone sur une période de 20 ans.
En fait, l’U.S. Geological Survey a classé la déstabilisation des hydrates de l’Arctique parmi les quatre principaux facteurs déclenchant un changement climatique encore plus rapide.
Fonte de la banquise de l’Océan arctique la preuve en images.106 ans séparent ces deux photos. copyright National Geographic
La prédiction controversée de 2017
Certains scientifiques avancent une hypothèse radicale. L’océan Arctique pourrait être totalement libre de glace à la fin de l’été 2017.
Le professeur Peter Wadhams de l’université de Cambridge fait partie de ceux qui soutiennent cette thèse. Ses travaux sur l’épaisseur de la banquise montrent un amincissement constant depuis les années 1970. Selon lui, le point de non-retour approche.
D’autres chercheurs restent plus prudents. Ils estiment qu’un Arctique sans glace estivale surviendra plutôt entre 2030 et 2050. Les modèles climatiques du GIEC tablaient initialement sur la fin du siècle.
Qui a raison ? Le temps tranchera. Mais tous s’accordent sur un point. La tendance est indiscutable. La banquise rétrécit.
L’hypothèse du réchauffement anthropique
La théorie dominante pointe la responsabilité humaine. Depuis la révolution industrielle du XIXe siècle, l’humanité brûle des combustibles fossiles. Charbon. Pétrole. Gaz naturel. Cette combustion libère du dioxyde de carbone dans l’atmosphère.
Le CO2 est un gaz à effet de serre. Il emprisonne une partie du rayonnement infrarouge émis par la Terre. Ce phénomène provoque un réchauffement global.
Les concentrations de CO2 atmosphérique ont grimpé de 280 parties par million avant l’ère industrielle à plus de 400 ppm en 2016. Du jamais-vu depuis au moins 800 000 ans selon les carottes glaciaires.
Le GIEC affirme avec une certitude de 95% que l’essentiel du réchauffement observé depuis 1950 est d’origine humaine.
L’hypothèse des cycles naturels
D’autres voix s’élèvent. Elles rappellent que le climat terrestre a toujours fluctué. Bien avant l’apparition de l’homme.
Les périodes glaciaires et interglaciaires se sont succédé au rythme des cycles de Milankovitch. Ces variations orbitales modifient la quantité de rayonnement solaire reçue par la Terre.
L’activité solaire elle-même fluctue. Les taches solaires suivent des cycles d’environ 11 ans. Certains chercheurs évoquent des cycles plus longs pouvant influencer le climat.
Le Groenland était verdoyant il y a mille ans. Les Vikings y cultivaient la terre. Puis le petit âge glaciaire a refroidi l’Europe du XVe au XIXe siècle. Sans intervention humaine.
Ces sceptiques ne nient pas le réchauffement actuel. Ils questionnent la part réelle de l’homme dans ce phénomène.
Les conséquences d’un Arctique sans glace
Quelle que soit la cause, les effets potentiels inquiètent.
La banquise joue un rôle de miroir. Sa surface blanche renvoie jusqu’à 80% du rayonnement solaire vers l’espace. L’océan sombre absorbe au contraire cette énergie. Moins de glace signifie plus de réchauffement. Un cercle vicieux.
La fonte libère également du méthane. Ce gaz à effet de serre est 25 fois plus puissant que le CO2. Le permafrost arctique en contient des quantités colossales.
Les courants marins pourraient être perturbés. Le Gulf Stream qui réchauffe l’Europe occidentale dépend d’un équilibre fragile entre eaux froides et chaudes.
La faune arctique souffre déjà. L’ours polaire voit son habitat rétrécir. Les phoques perdent leurs plateformes de repos. Les morses se massent sur des plages surpeuplées.
Ce que disent les données historiques
Les archives climatiques offrent une perspective utile. Les carottes de glace prélevées au Groenland et dans l’Océan Antarctique racontent l’histoire du climat sur des centaines de milliers d’années.
Ces données révèlent des fluctuations naturelles importantes. Mais elles montrent aussi que la vitesse du réchauffement actuel est exceptionnelle. Les transitions entre périodes glaciaires et interglaciaires s’étalaient sur des millénaires. Le réchauffement actuel se compte en décennies.
Les relevés de température depuis 1880 confirment une hausse nette. Les dix-sept années les plus chaudes jamais enregistrées se situent toutes après 2000. À l’exception de 1998.
Le débat scientifique
La science fonctionne par débat. Les théories sont testées, critiquées, affinées.
Le consensus sur l’origine anthropique du réchauffement est large. Plus de 97% des climatologues l’acceptent selon plusieurs études. Les grandes académies des sciences du monde entier le soutiennent.
Mais consensus ne signifie pas unanimité. Des chercheurs respectables contestent certaines conclusions. Ils pointent les incertitudes des modèles climatiques. Ils soulignent la complexité du système climatique.
Richard Lindzen du MIT. Judith Curry de Georgia Tech. Freeman Dyson de Princeton. Ces scientifiques de renom appellent à la prudence dans les conclusions.
Le débat reste ouvert. C’est le propre de la science
Prenez une profonde respiration. Sentez l’oxygène dans vos poumons. Nous devons remercier l’océan pour cela ! Sur de longues périodes, entre 50 et 70 % de l’oxygène de notre planète est produit par des organismes microscopiques vivant dans l’océan.
❌C’est un requin du Groenland vieux de 392 ans qui a été récemment découvert nageant encore dans l’océan Arctique. Ce type se promenait dans l’océan en 1627 ! Mais de façon choquante, ils sont lentement tués lorsqu’ils sont capturés dans des filets de pêche . S’il vous plaît #govegan pour empêcher ces animaux étonnants de mourir.
En Conclusion – Pensées d’Angénic
Le réchauffement de l’océan peut déstabiliser les glaciers, le pergélisol et les hydrates de méthane. Les changements de température, de stratification, de mélange et de chimie annoncent des défis pour les différents niveaux de l’écosystème arctique.
Pour prévoir avec succès les changements dans l’Arctique et quantifier leurs implications, et pour concevoir une méthode efficace d’observation du système, nous devons mieux comprendre et quantifier les processus dominants dans l’océan Arctique.
Ce serait un désastre total. Un Arctique sans glace en plein été. Une image que nos grands-parents n’auraient jamais pu imaginer.
Mais est-ce vraiment le résultat de l’action de l’homme ? Cette fameuse révolution industrielle a-t-elle chamboulé un équilibre vieux de millions d’années ?
Je n’ai pas la réponse. Et je me méfie de ceux qui prétendent l’avoir avec une certitude absolue.
Ce que je sais, c’est que la banquise fond. Les mesures sont là. Les satellites ne mentent pas. Les ours polaires ne font pas semblant de chercher leur nourriture.
Ce que je sais aussi, c’est que l’homme a toujours modifié son environnement. Depuis le premier feu allumé dans une grotte. Depuis la première forêt défrichée pour cultiver la terre. Notre impact existe. Sa mesure exacte reste débattue.
Peut-être sommes-nous responsables. Peut-être assistons-nous à un cycle naturel amplifié par nos activités. Peut-être les deux à la fois.
Une chose est certaine. La prudence s’impose. Quand on ne sait pas si le précipice est à dix mètres ou à cent mètres, on ralentit le pas.
La Terre est notre seule maison. Nous n’avons pas de planète de rechange.
Que l’Arctique perde sa glace en 2017, en 2030 ou en 2050, le signal reste le même. Quelque chose change. Quelque chose de grand. Et nous ferions bien d’y prêter attention.
Namaste
Angie
Sources vérifiées
- NASA – Arctic Sea Ice Minimum
- National Snow and Ice Data Center
- NOAA Climate.gov – Arctic Report Card
- GIEC – Rapport sur les océans et la cryosphère
- Nature – Arctic sea ice decline
- University of Cambridge – Peter Wadhams Research
- Met Office UK – Arctic Climate
- Science Magazine – Climate Studies
- WWF
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